Tant bien que mal

Arnaud Dudek

Alma Éditeur

  • Conseillé par
    28 juillet 2018

    viol

    J’attendais beaucoup de cette lecture que toutes et tous avaient adoré.
    Le sujet est sensible : un jeune garçon se fait violer, il soupçonne son agresseur d’avoir tué une de ses victimes.
    Des années plus tard, il croise par hasard son agresseur.
    Si l’écriture minimaliste rend sensible le récit, je n’ai pas trouvé celui-ci réaliste.
    Comment imaginer un garçon qui développe autant de TOCs ( et c’est compréhensible) s’en sortir si facilement ?
    Comment imaginer une adolescence et une entée dans la vie active normales après un tel traumatisme ?
    Oui, il enterre son viol, sa tâche noire, au fond de lui. Mais comment imaginer qu’elle ne resurgira plus jamais ? Même si je ne le lui souhaite pas.
    L’image que je retiendrai :
    Celle des bananes qu’il faut ouvrir de l’autre côté.

    https://alexmotamots.fr/tant-bien-que-mal-arnaud-dudek/


  • Conseillé par (Libraire)
    27 mai 2018

    Moins de cent pages, ce petit roman ? Certes, mais émouvant, étrange.
    Vous le lirez d'une seule traite.
    Huit ans, le petit garçon accompagne dans sa voiture un homme qui lui dit avoir perdu son chat.
    Prétexte.... horreur !


  • Conseillé par
    12 mai 2018

    Roman court. A peine 90 pages. Mais il n'en faut pas plus à l'auteur pour raconter son histoire et nous toucher. Rien de superflu dans son texte, il va au plus direct, mais tout en délicatesse. Phrases courtes, chapitres qui alternent l'enfance d'après l'agression et la difficile construction de l'homme et l'âge adulte sans doute atteint trop tôt et pourtant pas si simple à réellement appréhender. Les relations aux autres ne sont ne sont pas simples, l'engagement amoureux non plus.

    Arnaud Dudek est poète malgré le thème lourd, mais j'en suis sans doute resté aux poésies de mon enfance, pour croire qu'elles ne parlent que de choses légères : "Je lui dois le petit peuple de mes cauchemars. Je lui dois une myriade de troubles obsessionnels. Je lui dois mon inaptitude chronique à la décision. Je lui dois des litres de sueur. Je lui dois des idées noires et quelques crises de nerf." (p.22) Il n'écrit pas une complainte, mais un livre émouvant sur l'enfance volée, la difficulté de se construire avec ses déchirures, ses blessures lorsqu'elles sont aussi profondes que celles dont il parle. Son texte est tellement beau que je pourrais le citer entièrement, mais ce serait fort dommage, vous ne pourriez pas profiter tranquillement de lui et le relire.

    En écrivant mon article, j’écoutais l’excellent Christophe Miossec avec notamment le titre suivant On y va dont Arnaud Dudek parle dans son chapitre Lignes de suite (chapitre final donnant soit des explications à la naissance du roman, soit des informations sur tout autre aspect dudit roman), spécialité de la non moins excellente maison Alma.